Quel futur pour la France ?

Stéphane

août 30, 2020

Analyse du discours du Président Emmanuel Macron

À la suite de l’allocution d’Emmanuel Macron le 14 juillet dernier, divers aspects sociaux, environnementaux et économiques ont été reconsidérés ou mis en priorité. Parmi les sujets abordés, citons le port du masque, le marché de l’emploi, la question écologique et la fiscalité. En conclusion, nous ferons un bref bilan des marchés.

Le port du masque

À partir du premier août 2020, le port du masque sera obligatoire dans tous les lieux publics fermés. La menace d’une seconde vague incite le gouvernement à anticiper une nouvelle crise sanitaire, s’appuyant principalement sur le respect des gestes barrières. Les stocks de masques, d’équipements de réanimation et de médicaments sont désormais jugés suffisants pour répondre à la demande nationale. De plus, les tests pourront être effectués sans prescription médicale, les rendant accessibles à tous.

Durant son discours, M. Macron a déclaré que si Sanofi parvenait à développer un vaccin, la France serait l’un des premiers pays à être approvisionnés. Néanmoins, il est essentiel que la population accepte de se faire vacciner. Une étude publiée en mars par The Lancet indique que près de 26 % des adultes en France ne souhaitent pas se faire vacciner.

Le marché du travail : objectifs à court terme

M. Macron a rassuré les travailleurs en affirmant : « Ce qu’il faut faire, c’est défendre les emplois existants, soutenir les salariés ». Il a mentionné la distribution de chômage partiel, mettant en avant l’effort des entreprises pour compenser l’absence des salariés.

Qu’en est-il des nouveaux entrants sur le marché du travail ? Près de 700 000 jeunes seront en quête d’emploi à la rentrée prochaine. Pour les accueillir dans des conditions optimales, Emmanuel Macron a proposé plusieurs réformes, dont la création de complémentarités de formation et de contrats d’insertion pour les jeunes qui peinent à trouver des entreprises. De plus, les entreprises qui embaucheront des jeunes sur des postes peu qualifiés ou mal rémunérés (1,6 smic) seront récompensées par des primes, un dispositif qui sera prochainement mis en place.

En ce qui concerne la fiscalité, aucune augmentation d’impôt n’est prévue pour faire face à cette crise. Le président a assuré : « Une trajectoire fiscale a été votée. On ne résout pas une crise comme celle-ci en augmentant les impôts ». Il a également évoqué l’ISF, notant qu’il n’a pas été supprimé, mais transformé en « impôt sur la fortune immobilière », permettant à la France de redevenir l’un des pays les plus attractifs d’Europe pour les investissements.

Concernant la taxe d’habitation, bien que 80 % des ménages les moins fortunés n’en paieront plus, de nombreuses familles continueront à en acquitter une partie sur les trois prochaines années. Emmanuel Macron semble aussi avoir légèrement modifié la date butoir de 2023, laissant les 20 % de Français restant sous ce régime sans une suppression immédiate de la taxe.

Réaction des marchés

Les marchés ont globalement réagi de manière favorable aux annonces de Macron et aux progrès dans le développement du vaccin par la société américaine Moderna. Les investisseurs sont optimistes quant à une reprise moins dramatique que lors de la première phase de la crise. Les résultats des trimestres 3 et 4 de 2020 seront déterminants pour confirmer ces inquiétudes.

Sur le plan macroéconomique, les chiffres sont partagés. Bien qu’ils présentent des résultats peu reluisants, on observe une nette amélioration par rapport à la fin mars, tant dans les statistiques « hard » que « soft ».

Le risque de déflation est désormais très limité. L’inflation reste autour de 1,2 % par an, chiffre supérieur à l’estimation de 1,1 % publiée sur Investing.com, tandis qu’un risque d’hyperinflation semble émerger.

Le taux de chômage connaît une légère diminution en Europe, se chiffrant à 7,4 %, contrairement aux 7,7 % prévus. Aux États-Unis, il est estimé à 11,1 %, contre 12,3 % anticipés.

Les ventes au détail de mai ont également enregistré une hausse, avec une croissance de 17,8 % comparativement à 15 % attendu, après une chute de -12,1 % en avril.

Ces chiffres illustrent les effets bénéfiques du déconfinement sur la macroéconomie actuelle. Cependant, une nouvelle vague de confinement demeure une possibilité. Les développements concernant les cas cette semaine ainsi que les publications de résultats des grandes entreprises high-tech américaines auront un impact significatif sur les indices. Une semaine très mouvementée se profile à l’horizon.

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