Comment fonctionne une assurance vie ?

Stéphane

août 28, 2025

Comprendre l’assurance vie

L’assurance vie est bien connue pour être le produit d’épargne privilégié des français. En effet, elle représente à elle seule près de 42 % de l’épargne nationale, atteignant un total de 2 020 milliards d’euros à fin janvier 2025. Ce produit se révèle être un excellent outil d’épargne, d’investissement et d’optimisation fiscale. Pourtant, il demeure entouré de nombreuses idées reçues et confusions. C’est pourquoi, chez Sans Cravate, nous avons élaboré cet article pour t’expliquer en détail son fonctionnement.

Les modalités de l’assurance vie

Après avoir accumulé de l’épargne, plusieurs options s’offrent à toi, et l’assurance vie est l’une des plus avantageuses. Avec le PEA (Plan d’épargne en actions), un autre produit d’épargne intéressant pour ceux qui souhaitent investir et en bénéficier sans imposition sur les revenus financiers, cela reste une option à explorer dans un autre article que nous avons également rédigé.

Il est essentiel de rappeler que l’assurance vie est en réalité un contrat d’assurance décès (qui prévoit le versement d’un capital en cas de décès avant la fin du contrat), souvent associé à une « contre-assurance ». Ce montage propose un produit d’épargne robuste, avec des avantages fiscaux intéressants, notamment en matière de succession. De plus, un contrat d’assurance vie doit être souscrit pour une durée déterminée, renouvelable selon les termes convenus.

Différences entre assurance vie et PEA

La distinction majeure entre un PEA et une assurance vie est que cette dernière ne se limite pas aux actions ou d’autres instruments financiers. En France, on distingue deux catégories de contrats d’assurance vie. Découvrons-les ensemble.

Les contrats monosupports

Ce type de contrat investit uniquement dans des fonds en euros. L’argent investi est garanti par l’assureur, ce qui signifie que le capital ne peut pas diminuer et est revalorisé chaque année grâce à des rendements. Les assurés investissent principalement en obligations d’État avec cette option. Bien que le capital soit sécurisé, les gains potentiels restent faibles.

Les contrats multisupports

Les contrats multisupports sont, à mon avis, bien plus intéressants. En plus d’obtenir des fonds en euros sécurisés, tu as aussi la possibilité de placer de l’argent dans des unités de compte (UC) qui peuvent inclure divers actifs financiers comme des actions, des obligations, des parts immobilières (SCPI) et des ETF. Comme tu le sais, nous avons également abordé ce sujet dans un article précédent, que je t’invite à consulter. Les investissements en unités de compte comportent un risque, car les sommes investies ne sont pas garanties, mais elles offrent souvent des rendements plus élevés.

En résumé, tu peux choisir entre deux types de contrats. Le premier garantit le capital investi, mais les rendements sont souvent peu élevés. Le second te permet de diversifier ton capital entre des fonds sécurisés et des fonds plus risqués, mais potentiellement plus rémunérateurs, en fonction de la gestion que tu souhaites adopter.

Fiscalité de l’assurance vie

L’un des aspects essentiels qui rendent l’assurance vie si intéressante est sa fiscalité. Ici, c’est la date de souscription du contrat qui prime, plutôt que la date ou le montant des versements. Il est donc avantageux d’ouvrir une assurance vie également rapidement pour bénéficier des conditions fiscales avantageuses.

Les retraits ou rachats effectués sur un contrat d’assurance vie sont soumis à imposition uniquement sur les gains. Ceux-ci sont calculés proportionnellement à la somme retirée. Par exemple, si tu retires 15 % du total du contrat, l’imposition ne s’appliquera que sur 15 % des plus-values accumulées.

Facteurs de la fiscalité de l’assurance vie

La fiscalité de l’assurance vie prend en compte trois éléments :

  • La date des versements (avant ou après le 27 septembre 2017)
  • L’âge du contrat (moins ou plus de 4 et 8 ans)
  • Le montant total des versements effectués sur le contrat d’assurance vie.

Un exemple concret

Pour illustrer, supposons que tu réalises des gains de 6000 euros sur des fonds que tu as versés le 30 octobre 2018 et que tu souhaites récupérer ces gains. Si ton contrat est actif depuis 10 ans et que tu as versé un total de 80 000 euros, tu profites de l’abattement de 4600 euros par an. Avec un rachat de 6000 euros cette année, tu ne seras imposé que sur 1400 euros. Selon le barème, cela signifie une imposition de 24,7 % sur cette somme, entraînant un impôt de 345,8 euros sur le montant retiré.

Il est donc plus judicieux de procéder à un rachat dans un contrat âgé de plus de 8 ans, impliquant un montant de moins de 4600 euros d’intérêts par an, afin de bénéficier d’une exonération totale d’impôts.

Lors d’un rachat, tu as également le choix entre plusieurs options d’imposition. Tu peux opter pour une imposition forfaitaire (PFL ou PFU) ou une imposition au barème progressif, en fonction des gains et de tes revenus. C’est à toi de déterminer quelle méthode te sera la plus avantageuse.

Nous allons conclure cet article ici. J’espère que les informations fournies t’ont été utiles. Si tu as encore des questions, n’hésite pas à les poser en commentaire pour que je puisse t’aider davantage !

Laisser un commentaire